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04CONCOURS

Troisième concours de greffier : une seule épreuve écrite

Le 3e concours de greffier des services judiciaires : une note de synthèse (4 h, coef 4) et un entretien. La voie la plus courte, et ses conditions propres.

Équipe éditoriale Prépa GreffeLecture 4 min

La voie que les candidats regardent en dernier

Le troisième concours de greffier des services judiciaires est la voie la moins connue des trois, et souvent la dernière examinée par les candidats. C'est dommage, car pour un profil venu du privé, d'une association ou d'un mandat électif, elle peut être la plus adaptée — et elle est structurellement plus courte que les deux autres.

Il s'adresse à des personnes justifiant d'une activité professionnelle ou d'un mandat, hors fonction publique. La durée et la nature exactes de cette activité relèvent du décret statutaire, pas de l'arrêté sur les épreuves : ce guide ne les chiffre donc pas. Vérifiez ce point sur l'avis de concours de votre session avant toute démarche — c'est la condition qui décide de votre éligibilité.

Une seule épreuve écrite : la note de synthèse (4 h, coefficient 4)

C'est le fait distinctif de cette voie, et il change tout le calcul de préparation.

Là où les concours externe et interne comportent deux épreuves d'admissibilité, le troisième concours n'en comporte qu'une seule : une note de synthèse portant sur des problèmes juridiques généraux, en 4 heures, coefficient 4.

Conséquence directe : il n'y a pas d'épreuve dédiée de procédure civile, prud'homale ou pénale à l'admissibilité. Votre admissibilité se joue entièrement sur un exercice, ce qui concentre l'enjeu mais réduit aussi le volume de programme à couvrir.

Attention toutefois au mot « généraux » : le sujet porte sur des problèmes juridiques. Une culture juridique de base reste nécessaire pour lire le dossier avec profit, même si l'exercice n'est pas un test de connaissances.

Un seuil d'admissibilité plus bas — et ce que ça signifie

Le minimum requis pour être admissible est de 40 points au troisième concours, contre 80 points pour les concours externe et interne.

Ce n'est pas un cadeau : c'est arithmétique. Avec une seule épreuve écrite au coefficient 4 au lieu de deux, le total maximal est deux fois moindre. Le seuil suit la même proportion, ce qui revient au même niveau d'exigence — une moyenne de 10 sur 20.

En revanche, la règle éliminatoire s'applique à l'identique : toute note inférieure à 5 sur 20 élimine. Avec une seule épreuve écrite, cela signifie qu'un échec sur la note de synthèse ne se rattrape par rien. Il n'y a pas de seconde chance à l'écrit.

L'oral : le même que celui du concours interne

L'épreuve d'admission est identique à celle de la voie interne : un entretien de 25 minutes au maximum, coefficient 4, qui apprécie l'expérience professionnelle du candidat et son aptitude à exercer les fonctions.

Pour un candidat du troisième concours, cet oral pèse donc la moitié du total — un poids considérable, très supérieur à ce qu'il représente dans les autres voies.

C'est la conséquence la plus importante de cette structure, et elle devrait organiser toute votre préparation : consacrer l'essentiel de votre temps à l'écrit et improviser l'oral serait ici une erreur de dosage sérieuse. Votre parcours, votre motivation et votre compréhension de l'institution judiciaire ne sont pas un supplément d'âme : ils sont la moitié de votre note.

Comment savoir si c'est votre voie

Trois questions suffisent généralement à trancher.

Êtes-vous agent public en poste ? Si oui, regardez d'abord le concours interne, qui vous est destiné.

Votre expérience vient-elle du privé, du monde associatif ou d'un mandat ? C'est le profil visé par le troisième concours.

Remplissez-vous la condition de durée ? C'est le point bloquant, et le seul que ce guide ne peut pas trancher pour vous : lisez l'avis de concours de la session visée.

Si vous ne remplissez aucune des conditions d'expérience, le concours externe reste ouvert — il ne demande qu'un diplôme, et c'est la voie la plus fréquentée.

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