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03MÉTIERS

L'École nationale des greffes (ENG) : la formation du greffier après le concours

Après la réussite au concours, le greffier se forme à l'École nationale des greffes à Dijon : scolarité en alternance, statut d'élève rémunéré, titularisation.

Équipe éditoriale Prépa GreffeLecture 8 min

L'École nationale des greffes en bref

Réussir le concours de greffier des services judiciaires n'est pas la fin du parcours : c'est le début d'une formation. Avant d'exercer réellement en juridiction, le lauréat suit une scolarité à l'École nationale des greffes, l'établissement du ministère de la Justice chargé de former les greffiers.

Cette école se trouve à Dijon. C'est là que se joue la transformation d'un lauréat de concours en professionnel du greffe : apprentissage du droit et de la procédure appliqués au métier, découverte du fonctionnement réel des juridictions, acquisition des gestes quotidiens du greffier. La formation combine des temps d'enseignement à l'école et des stages sur le terrain.

Pendant toute cette période, l'élève n'est pas un étudiant ordinaire : il est déjà entré dans la fonction publique. Il perçoit une rémunération, et son passage par l'école conditionne sa titularisation. Ce guide décrit cette étape charnière — l'école et sa localisation, le parcours d'élève, le statut pendant la formation, la titularisation, l'affectation et l'engagement de servir qui l'accompagne.

RepèreRéponse
ÉtablissementÉcole nationale des greffes (ENG)
LocalisationDijon (Côte-d'Or)
TutelleMinistère de la Justice
RôleFormation initiale des greffiers avant leur titularisation
OrganisationAlternance : enseignements à l'école et stages en juridiction
Statut de l'élèveAgent entré dans la fonction publique, formation rémunérée
Repères essentiels sur l'École nationale des greffes.

Qu'est-ce que l'ENG, et où se trouve-t-elle ?

L'École nationale des greffes est le service du ministère de la Justice chargé d'assurer la formation initiale des greffiers des services judiciaires — et, plus largement, des personnels de greffe, dont les directeurs des services de greffe judiciaires. C'est par elle que passe tout lauréat du concours avant de prendre son premier poste.

L'école est implantée à Dijon, en Côte-d'Or. C'est le point de référence de la formation des greffes en France : c'est là que sont dispensés les enseignements théoriques et que sont organisées les promotions d'élèves. Retenez ce point, souvent mal connu des candidats : la formation ne se déroule pas à Paris ni dans la juridiction d'affectation future, mais bien à Dijon, ce qui implique une période de présence sur place.

Le rôle de l'école ne se limite pas à transmettre des connaissances. Elle prépare au métier tel qu'il s'exerce : appliquer la procédure, tenir les registres, assister le magistrat, authentifier les actes, accueillir le public. C'est une formation professionnelle, tournée vers la prise de poste, et non un cursus universitaire de plus.

Le parcours d'élève greffier : une formation en alternance

La formation à l'École nationale des greffes repose sur un principe simple : l'alternance. L'élève ne reste pas assis en salle de cours pendant toute sa scolarité ; il fait des allers-retours entre l'apprentissage théorique, à l'école, et la pratique, en juridiction. Les deux se nourrissent mutuellement.

Le versant théorique apporte le socle du métier : procédure civile, procédure pénale, organisation judiciaire, techniques et outils du greffe, déontologie. Il ne s'agit pas de refaire un cursus de droit abstrait, mais d'outiller le futur greffier pour les situations qu'il rencontrera à son poste.

Le versant pratique, ce sont les stages en juridiction. L'élève est immergé dans un greffe réel, observe et participe au travail quotidien, met en application ce qu'il a appris et découvre la diversité des services et des contentieux. C'est souvent là que le métier prend son sens concret. Nous ne détaillons pas ici la durée exacte de la scolarité ni le calendrier précis des alternances : ils dépendent de la voie d'accès et de la session, et sont fixés par l'école — reportez-vous aux informations officielles de l'ENG à jour de votre promotion.

  • Enseignements à l'école. Procédure, organisation judiciaire, techniques du greffe, déontologie : le socle théorique appliqué au métier, dispensé à Dijon.
  • Stages en juridiction. Immersion dans un greffe réel, mise en pratique, découverte des services et des contentieux aux côtés de professionnels en poste.
  • Alternance des deux. Le parcours articule temps d'école et temps de terrain, pour que la théorie éclaire la pratique et réciproquement.
  • Une finalité professionnelle. Toute la scolarité vise la prise de poste : à sa sortie, l'élève doit être opérationnel dans un greffe.

Le statut pendant la formation : un élève déjà rémunéré

C'est l'un des grands atouts du parcours : dès son entrée en formation, le lauréat est rémunéré. Contrairement à un étudiant qui finance ses études, l'élève greffier est déjà entré dans la fonction publique. Nommé stagiaire, il perçoit un traitement pendant toute sa scolarité.

Cette rémunération suit la logique de la fonction publique d'État : un traitement calculé à partir d'un indice, propre à la situation de stagiaire, auquel peuvent s'ajouter des éléments prévus par la réglementation. Nous ne donnons volontairement aucun montant chiffré : les grilles et la valeur du point d'indice évoluent, et tout chiffre figé ici risquerait d'être dépassé. Pour connaître la rémunération applicable, référez-vous aux informations officielles de l'école et à la grille en vigueur.

Être rémunéré n'est pas sans contrepartie. L'élève est soumis aux obligations des agents publics — assiduité, déontologie, discrétion — et sa scolarité est évaluée. La formation n'est pas une simple formalité : elle valide l'aptitude à exercer et conditionne la suite du parcours, jusqu'à la titularisation.

  • Une entrée immédiate dans la fonction publique. Le lauréat est nommé stagiaire dès l'entrée en formation ; il n'a pas le statut d'un étudiant.
  • Une formation rémunérée. L'élève perçoit un traitement pendant toute sa scolarité, selon les règles de la fonction publique d'État (aucun montant n'est chiffré ici : voir la grille en vigueur).
  • Des obligations d'agent public. Assiduité, déontologie, discrétion : l'élève est déjà tenu par les devoirs de la fonction.
  • Une scolarité évaluée. La formation valide l'aptitude à exercer et prépare la titularisation ; elle n'est pas une simple étape administrative.

La titularisation et l'affectation

La formation à l'école débouche sur la titularisation. Tant qu'il est en scolarité, l'élève a le statut de stagiaire ; c'est au terme de sa formation, une fois son aptitude validée, qu'il est titularisé dans le corps des greffiers des services judiciaires et devient pleinement fonctionnaire titulaire.

La titularisation s'accompagne d'une affectation : le nouveau greffier est nommé dans une juridiction, où il prend son premier poste. Cette affectation dépend des besoins du service et des postes ouverts ; le parcours de formation et les préférences exprimées par l'élève entrent en ligne de compte, selon les modalités fixées par l'administration. La mobilité fait partie de la vie professionnelle du greffe, et le premier poste n'est pas nécessairement celui que l'on occupera toute sa carrière.

C'est le moment où le métier commence vraiment. Après une scolarité qui a mêlé théorie et stages, le greffier titularisé exerce désormais ses missions à part entière : authentifier les actes, garantir la procédure, assister le magistrat, informer le public. La formation reçue à l'école trouve là son aboutissement.

ÉtapeCe qui se passe
Réussite au concoursLe lauréat est admis et entre en formation.
Scolarité à l'ENGStatut de stagiaire rémunéré ; alternance école (Dijon) / stages en juridiction.
Fin de formationValidation de l'aptitude à exercer au terme de la scolarité.
TitularisationNomination comme greffier titulaire dans le corps des services judiciaires.
AffectationPremier poste en juridiction, selon les postes ouverts et les modalités de l'administration.
Du concours au premier poste — repères sur l'enchaînement des étapes.

L'engagement de servir

Une formation rémunérée par l'État a une contrepartie : l'engagement de servir. En entrant en formation, l'élève s'engage à rester au service de l'État pendant une durée déterminée après sa titularisation. C'est le principe qui accompagne le fait d'être payé pour se former et de bénéficier d'une scolarité prise en charge par l'école.

Ce mécanisme est encadré par un texte réglementaire dédié — l'arrêté du 30 décembre 2016 relatif à l'engagement de servir l'État et au remboursement des frais de scolarité des personnels des corps des greffes. Concrètement, si l'intéressé rompt son engagement de manière anticipée, il peut être tenu de rembourser les sommes perçues pendant sa formation ainsi que les frais de scolarité engagés par l'école. L'engagement n'est donc pas une simple formalité : il crée une obligation réelle.

Nous ne chiffrons volontairement pas ici la durée exacte de cet engagement. Elle est fixée par le texte applicable et peut être exprimée en années, éventuellement majorée de la durée de la formation. Pour connaître la durée précise qui s'appliquera à votre situation, reportez-vous au texte en vigueur et aux informations officielles de l'ENG : c'est la source qui fait foi.

  • Un engagement pris à l'entrée en formation. L'élève s'engage à servir l'État pendant une durée déterminée après sa titularisation, en contrepartie d'une formation rémunérée et prise en charge.
  • Un cadre réglementaire dédié. L'engagement de servir et le remboursement des frais sont encadrés par un texte spécifique (arrêté du 30 décembre 2016).
  • Une contrepartie en cas de rupture. Quitter le service avant le terme de l'engagement peut entraîner le remboursement des sommes perçues et des frais de scolarité.
  • Une durée à vérifier à la source. La durée exacte n'est pas chiffrée ici ; consultez le texte en vigueur et l'ENG pour la valeur applicable à votre session.

Questions fréquentes sur l'École nationale des greffes

Les interrogations les plus courantes des candidats sur la formation du greffier après la réussite au concours.

Où se trouve l'École nationale des greffes ?
L'École nationale des greffes est implantée à Dijon, en Côte-d'Or. C'est l'établissement du ministère de la Justice chargé de la formation initiale des greffiers des services judiciaires. La scolarité suppose donc des périodes de formation à Dijon, en alternance avec des stages effectués en juridiction.
Que se passe-t-il après la réussite au concours de greffier ?
La réussite au concours ouvre l'accès à une formation à l'École nationale des greffes, à Dijon, avant la prise de poste. Le lauréat est nommé stagiaire, suit une scolarité en alternance entre l'école et des stages en juridiction, puis est titularisé au terme de sa formation et affecté dans une juridiction.
La formation à l'ENG est-elle rémunérée ?
Oui. Dès son entrée en formation, l'élève est entré dans la fonction publique et perçoit une rémunération pendant toute sa scolarité, selon les règles de la fonction publique d'État. Les montants dépendent de la grille en vigueur et de la valeur du point d'indice : pour un chiffre à jour, référez-vous aux informations officielles de l'école plutôt qu'à des montants approximatifs.
En quoi consiste la scolarité d'élève greffier ?
La scolarité repose sur l'alternance : des enseignements théoriques à l'école (procédure, organisation judiciaire, techniques du greffe, déontologie) et des stages en juridiction où l'élève met en pratique ce qu'il a appris. C'est une formation professionnelle tournée vers la prise de poste, et non un cursus universitaire supplémentaire.
Quand devient-on greffier titulaire ?
Pendant la formation, l'élève a le statut de stagiaire. La titularisation intervient au terme de la scolarité, une fois l'aptitude à exercer validée : l'intéressé est alors titularisé dans le corps des greffiers des services judiciaires et affecté dans une juridiction, où il prend son premier poste.
Existe-t-il un engagement de servir après la formation ?
Oui. Comme la formation est rémunérée et prise en charge par l'État, l'élève s'engage à servir l'État pendant une durée déterminée après sa titularisation. Ce mécanisme, encadré par un texte réglementaire (arrêté du 30 décembre 2016), prévoit un remboursement des sommes perçues et des frais de scolarité en cas de rupture anticipée. Pour la durée exacte, reportez-vous au texte en vigueur et aux informations de l'ENG.
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